
Historique de l'église
Barnard, archevêque de Vienne, construisit en 838 une abbaye bénédictine en rive droite de l’Isère, près d’un gué très fréquenté. Il dédia son monastère à Saint Pierre et Saint Paul. Barnard meurt en 842. Il a été canonisé en 944. Le nom de Saint-Barnard va progressivement s'imposer.
En 860, l’abbaye a été dévastée par les Normands pendant leur raid dans la vallée du Rhône. Elle est reconstruite à partir de 908 par l'abbé David qui a été installé par l'archevêque de Vienne Alexandre. La reconstruction est poursuivie par l'abbé Fortunius et n'est toujours pas terminée en 917.
Des hostilités vont apparaître entre l'archevêque de Vienne Sobon et les moines de l'abbaye. L'archevêque envoie des troupes à Romans sous la direction de Silvion de Clérieu. Ces troupes pillent et incendient le monastère vers 932, ce qui a valu à Silvion de Clérieu le surnom de Silvion l'Incendiaire. En 932, Silvion doit se rendre à Rome et faire pénitence comme l'écrit un bref du pape Jean XI. Il doit reconstruire l'abbaye et libérer 60 serfs2. Silvion s'est probablement emparé d'une partie du domaine de l'abbaye et n'a jamais reconstruit l'abbatiale. Entre 932 et 939, probablement à l'initiative de l'archevêque de Vienne, les moines sont remplacés par un chapitre de chanoines réguliers ayant à leur tête l'abbé Rainulphe. On a dû procéder, dès 944, à l'élévation des reliques de saint Barnard qui ont été placées dans une châsse d'argent à gauche de l'autel majeur dédié aux saints apôtres. De nombreux miracles se produisant devant son tombeau, la collégiale est devenue un lieu de pèlerinage.
En 1025, l'arrière-arrière-petit-fils de Silvion l'Incendiaire, Léger, est devenu abbé de Saint-Barnard, et en 1031 archevêque de Vienne. La charte du 23 novembre 1025 concernant son élection et se trouvant dans le cartulaire de Saint-Barnard, indique que Léger est le fils de Guillaume et Fides3. Cette charte montre aussi que l'abbaye est un fief de la famille de Clérieu qui possède tous les revenus et tous les droits qui lui sont attachés. À l'occasion de cette élection, Guillaume de Clérieu, père de Léger, a abandonné ses droits sur la ville de Romans au profit de son fils. À partir de cette date, l'archevêque de Vienne a été de droit abbé de Saint-Barnard. L'archevêque et abbé Léger (1025-1070) a fait construire un pont sur l'Isère, appelé aujourd’hui « Pont Vieux », permettant le développement de la ville. Deux incendies ont ravagé Romans pendant son abbatiat. Il est probable qu'il a dû aussi reconstruire l'abbatiale. En 1049, il autorise le chapitre à édifier un cloître contre le flanc sud de l'abbatiale et des maisons à l'ouest de l'église pour le personnel ne vivant pas en commun dans l'enclos.
L’un de ses successeurs, Étienne, subit l’incendie du monastère et de la ville par Guigues, Dauphin, comte d’Albon, en 1134.
Les vestiges romans aujourd’hui visibles datent de la reconstruction immédiatement postérieure. Cependant une partie des murs incendiés en 1134 furent conservés dans la nef et probablement noyés derrière un nouveau parement que l’on voit aujourd’hui.
Au XIIIe siècle (à partir de 1238 environ), l’archevêque Jean de Bernin fit construire les parties gothiques du transept et du chœur, en beau style para-chartrain dit aussi « gothique bourguignon ». À la fin du XIIIe siècle, on construisit une chapelle au sud du chœur, au XIVe siècle la chapelle Saint Étienne, puis d’autres encore au XVe siècle.
L'église fut endommagée au cours des guerres de religion, en 1562 (saccage par le Baron des Adrets) et en 1567 par les bandes de Cardé et de Geyssans qui ont parachevé la ruine en mettant à bas les voûtes et les clochers. François de Belleforest est venu à Romans en 1572 et a signalé que la collégiale Saint-Barnard est ruinée comme les autres églises de Romans. Si les moines estiment à 200 000 livres le coût des dégâts de la seule église Saint-Barnard, les prix-faits et les vestiges des peintures gothiques permettent de montrer que des voûtes du transept ont résisté. Une première série de travaux pour mettre l'église hors d'eau sont exécutés entre 1574 et 1583. Les faibles moyens financiers du chapitre ont fait que sa reconstruction a été lente et ne commença qu’en 1652 à l’initiative d’un grand bâtisseur : Charles de Lionne, sacristain de la collégiale et principal personnage du chapitre après l’abbé. Les travaux furent conduits progressivement du chœur vers la nef et s’achevèrent en 1720 avec l’élégante tribune qui attendit jusqu’en 1843 l’installation des orgues.
La Révolution endommagea de nouveau l’église ainsi que le cloître roman du XIe siècle qui avait déjà probablement été reconstruit au XIIe siècle. On vendit à des particuliers des parties du cloître, des chapelles et le vieux clocher.
Église classée en 1840 par Mérimée; celui-ci ne put empêcher les édiles municipaux de faire détruire le cloître pour construire le quai de l’Isère. Il ne réussit à sauver que momentanément la galerie nord. La mairie de l'époque contourna le Service des Monuments Historiques et obtint la destruction de la galerie subsistante en 1863, grâce à des appuis en haut lieu.
Le Pont Vieux fut dynamité en 1940 et l’explosion souffla les vitraux de la collégiale.


LE COEUR DE L'EGLISE

BEAU FLEURISSEMENT DEVANT LA TABLE DE COMMUNION. IL FAISAIT SOMBRE ET L'APPAREIL A PRIS DU TEMPS POUR DECLENCHER LA PHOTO ALORS IL Y A UN PEU DE BOUGER !!! DOMMAGE MAIS JE LA PUBLIE TOUT DE MÊME !!!

UN TRÈS BEAU BÉNITIER TAILLE DANS UNE BELLE PIERRE. LE PIED EST MOYEN MAIS BON !!!

A UNE ÉPOQUE IL Y AVAIT UN PRÉAU POUR PROTÉGER LE TYMPAN

C'EST L'ANCIENNE PORTE DE SERVICE DE LA COLLEGIALE.
ETANT AU BORD DE L'ISERE, LES QUAIS ETANT REMONTES OU MEME CREES,
DU COUP, COMME VOUS POUVEZ LE VOIR, LA RAMPE D'ESCALIER EST RESTEE AVEC SON ANCIENNE HAUTEUR. LA OU LA VOIT SEULEMENT AVEC SES 45 CM DE HAUT.
QUAND ILS ONT AGRANDIT LES VOIES DE CIRCULATION SUR LES QUAIS, ILS ONT RIEN TROUVE DE MIEUX QUE DE DETRUIRE LE CLOITRE QUI ETAIT SOIT DISANT PAS EN BON ETAT;
C'EST UN PEU DOMMAGE !!!!